
MOUSSE dans l'île aux Rascasses de Renée Legrand Collection Hachette dédié par son auteur à Alain Bombard.
Je veux mettre à l'honneur cette "collection rose" de chez Hachette. Gamine j'étais passionnée et ce sont les premiers livres que j'ai lus. Les enfants aimeront. Au lieu de leur lire je vais donc écrire chaque semaine un châpitre.
CHAPITRE PREMIER
Le voyage
De la fenêtre du wagon, Mousse regarde grand-père et grand-mère Minois qui se tiennent sur le quai, un peu figés dans leur tenue des grands jours. La petite fille se sent émue. Ils sont si touchants, la main dans la main, comme deux jeunes amoureux...
"Je descends les embrasser encore une fois", décide Mousse, Frédéric la met en garde : "Le train part dans quelques minutes. Tous nos copains sont déjà installés dans les compartiments. La maîtresse va faire l'appel !". Mousse ne l'écoute pas. Elle court vers la portière et, d'un bon, saute sur le quai.
"Encore un baiser !" s'écrie-t-elle en se jetant au cou de grand-père et grand-mère. La moustache du vieil homme vient chatouiller son petit nez, et les joues de grand-mère ont l'odeur des fleurs du jardin. De l'intérieur du wagon, on entend la voix inquiète de Madame Audibert, l'institutrice : "Laurence Minois ! Où est Laurence Minois ?
- Mousse ! appellent les enfants, andis que surgissent de toutes les fenêtres douze têtes ébouriffées. Vite ! tu vas rater le départ ! - Au revoir ! au revoir ! lance Mousse.
Dans quatre jours je serai de retour ! " Elle escalade hardiment le marchepied, et son visage de petit loup apparaît bientôt au-dessus de la vitre baissée. Grand-père et grand-mère esquissent alors un geste, en souriant d'un air timide. "Qu'est-ce que c'est que toute cette troupe ? demande un curieux, attardé sur le quai. Déjà les vacances, au début du mois de juin ? - Non ! les renseigne grand-mère. C'est une classe de CM2 de Saint-Loup-Les-Champs quipart pour l'île-aux-rascasses, près de Toulon". Grand-père enchaîne avec fierté : "Ils vont assister aux conférences que donne le docteur Albin Bonlard, sur la pollution de la mer. -Ils ont bien de la chance, ces enfants ! soupire l'inconnu. Il est à vous, le gamin avec sa bonne frimousse ? - le gamin ? s'indigne grand-père. Mais c'est notre petite fille ! - Ah bon ! s'excuse le curieux, je la prenais pour un garçon".
A vrai dire, Mousse a tout l'air d'un gavroche avec son regard déluré et sa tignasse à la va-comme-je-te-pousse. Un dernier coup de siflet : les petits Champenois crient de joie, trépignent d'impatience dansle couloir. Le train s'ébranle...
Grand-père et grand-mère ne quittent pas des yeux la petite main qui s'agite et s'éloine jusqu'à disparaître tout à fait, au tournant de la voie. " Qu'est-ce qui a les cheveux blancs, un nez pointu et des moustaches ?" demande Mousse, avec un clin d'oeil malicieux à l'intention de Frédéric. Didier Petitot, assis près de la fenêtre du compartiment réagit le premier. "Ton grand-père ! - Ha ! ha ! s'esclaffe la petite fille. Non ! grand-père a des moustaches, sa chevelure est blanche... Mais il a un nez tout rond."
Patricia intervient de sa voix aiguë et autoritaire. "D'abord, il s'agit de trouver à quel genre appartient ce personnage. - Bonne question ! approuve Frédéric. Ce personnage est du genre féminin. - Ah ? parce que toi, tu as déjà deviné ? " s'étonne Myriam Pigeon. Mousse dit simplement : " Frédéric et moi, tu sais, on est tellement amis, tous les deux, qu'on n'a pas besoin de se parler pour deviner ce que l'on pense. - C'est comme ma soeur et moi ! " claironne Valérie Pigeon. Myriam fait écho. "Oui ! c'est comme ma soeur et moi ! - Oh ! les pigeons, laissez-nous réfléchir !" commande Petitot.
Il se concentre, les yeux tournés vers la vitre, derrière laquelle défile le paysage à une vitesse étourdissante. "Une femme avec des moustaches, ce n'est pas ordinaire. - Mme Audibert, peut-être... "hasarde Christophe Resson. Eclat de rire général ! " Toi, tu es fort en gym, mais pas en devinettes, conclut Patricia avec un haussement d'épaules. Mme Audibert n'a pas de moustaches ! - et elle n'a pas les cheveux blancs ! - et elle n'a pas le nez pointu, Mme Audibert ! - Non, mais j'ai l'oreille fine ".
Les enfants sursautent. L'institutrice se tient, souriante, dans l'encadrement de la porte grande ouverte. " Nous jouons au portrait, madame, explique Mousse. - Je me joins à vous, si vous le voulez bien, propose la jeune femme qui s'installe aussitôt à une place restée libre. Dans l'autre compartiment, vos camarades ont entrepris une interminable partie de cartes. Continuez votre jeu. Ne vous occupez pas de moi ".
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Nous avons vu un ferrie prêt à partir
Un des bâteaux de Greenpeace


Antoine va visiter l'intérieur du redoutable
les instructions que lui donne le commandant de bord à l'aide d'un téléphone portable remis à l'entrée à chaque personne
la visite est assez délicate parce qu'il n'est pas très pratique de se déplacer là-dedans...













